
Association des clubs de water-polo francais

Interrogé sur le dévoloppement du water-polo d'ici et d'ailleurs, le sélectionneur français Pétar Kovacevic donne son point de vue sur le water-polo mondial et sur l'état de santé de l'équipe nationale. Formation, Travail et Promotion sont selon lui, les trois éléments clés de notre avenir.
Comment peut-on parvenir à développer le water-polo sur les cinq continents ?
Laissez-nous promouvoir des projets pour les enfants. La découverte et l'apprentissage sont deux aspects de la formation qui ne donnent pas de résultats immédiats, mais qui pourront construire une base solide pour l'avenir. Le tournoi Haba Waba est un exemple de "contamination". Chaque année, des centaines d'enfants reviennent de ce tournoi avec le "virus" du water-polo.
Beaucoup affirment que nous avons besoin de jouer plus de rencontres en Euroligue. Etes-vous d'accord ? Pensez-vous que la formule actuelle est bonne ?
La formule actuelle appartient au passé et il est temps de la changer. Lorsque cette formule a été instaurée, il n'y avait pas autant d'équipes fortes. Je propose de porter la phase préliminaire à 24 équipes, réparties en quatre groupes de six. Ensuite, viendront les huitièmes de finale avec pourquoi pas, des rencontres aller-retour jusqu'à la finale. Cette formule réussie au handball puisque chaque rencontre est suivie par 20 000 à 30 000 téléspectateurs.
Que pensez-vous de la Ligue Mondiale telle qu'elle est structurée ? Que doit-on faire pour l'améliorer ?
Nous avons besoin d'une couverture télévisée de l'événement. Je pense que ce ne serait pas une mauvaise idée de jouer deux matches au lieu d'un, avec la possibilité de changer plus de joueurs au cours de ces 2 rencontres. En général, nous avons besoin de critères qui établissent la façon dont la Ligue Mondiale doit être organisée (cahier des charges).
Que pensez-vous de l'Haba Waba Festival ? Vous avez des suggestions pour améliorer cet événement ?
Toutes les réactions que j'ai entendues de l'Haba Waba sont positives. Les entraîneurs, les enfants et leurs parents ont tous eu une bonne impression. Nous devons organiser ce genre d'événement dans les continents où le water-polo a des difficultés à se développer (Amérique, Asie, Afrique).
L'équipe de France a fait de grands progrès. Quand verrons-nous une équipe capable de se maintenir au plus haut niveau mondial ?
Au cours des trois prochaines années, la priorité est de former et de sélectionner un groupe de jeunes joueurs, âgés de 16 à 20 ans. Nous devrons être présents, autant que possible, dans les compétitions internationales ainsi que dans les tournois comprenant les "grandes" nations. Pour avancer, nous devons nous préparer à leurs côtés. Enfin, nous devrions continuer avec de grosses périodes d'entraînements car nous avons besoin de travailler plus que les autres. Je souhaite effectivement faire partie des meilleures équipes du monde, après 2012. Normalement, nous ferons de notre mieux pour accélérer le processus de maturation.
Quels sont les jeunes français dont on parlera à l'avenir ?
Pour le moment, je peux donner un nom: Ugo Crousillat, un gaucher de dix-neuf ans.
Patrice Pecqueur