
Association des clubs de water-polo francais

Pendant que les poloïstes douaisiens gagnent dans les bassins, toute une équipe se bat pour financer le club de waterpolo. Exercice pratique. Prendre une carte de France. Tracer un trait allant de Brest à Strasbourg. Au nord de la ligne : trois clubs de waterpolo évoluant en Elite (Strasbourg, Douai, Noisy-le-Sec) . Au sud : sept clubs dont cinq à proximité immédiate de la côte méditerranéenne. Résultat : les matches à l’extérieur du club de water-polo douaisien coûtent cher (déplacement, hôtel, etc.). Et, au-delà des bons résultats sportifs (nous y reviendrons la semaine prochaine), le club de Francs nageurs cheminots de Douain (FNCD) a besoin d’argent pour tenir au plus haut niveau français.
Pour ce faire, le club de water-
polo s’est lancé dans une
«professionalisation» de son
encadrement et
dans une recherche
de partenaires tous
azimuts. Depuis septembre
2009, Axel Rucar a été embauché
par le club pour rechercher
et mettre en place
des partenariats. Laurent Lefebvre,
bénévole au sein du comité,
lui-même professionnel
de la communication, explique
la démarche : «Notre stratégie
de communication se fait une
marche après l’autre. Nous
nous sommes d’abord adressé
au grand public avec de
belles affiches, notre site Internet
ou encore les relations
avec la presse. Là, c’est la
deuxième étape avec une
communication sur et pour les
partenaires qui ont besoin d’un
retour.»
Un club sportif qui accueille 500 spectateurs à chaque match à domicile ne peut pas se contenter d’apposer des logos sur une plaquette ou d’accrocher un calicot à la piscine. «Il faut valoriser nos sponsors, nos partenaires. Ils sont nos invités sur les matches et des publications vont s’adresser à eux directement.» Une manière de renvoyer l’ascenseur.
Les arguments qu’Axel Rucar et le comité mettent en avant font mouche actuellement. «La piscine municipale fait 400 000 entrées par an. C’est plus que le LOSC à titre de comparaison.» Surtout, le waterpolo bénéficie d’un capital sympathie indéniable. «On a là un sport original, peu connu, susceptible de surprendre. » De quoi charmer un annonceur ou même d’attirer une entreprise qu veut inviter des clients sur un événement.
«On a déjà expérimenté l’organisation d’une soirée pour un partenaire. Nous sommes prêts à le refaire. Nos matches à domicile sont de vrais galas avec des pompoms girls, un speaker et des animations.» Un vrai spectacle en somme. Et gratuit en plus ! «Notre équipe a mis en place une large palette de prestations adaptées à toutes les attentes. Il existe différentes niveaux de partenariats. » Pour tous les budgets et toutes les ambitions. D’un encart publicitaire acheté par Jean Henneron au partenariat fort signé lundi 11 janvier avec Shanks. «Les valeurs des entreprises sont très proches des valeurs sportives. Comme l’esprit d’équipe.»
Bruno Place (www.lobservateurdudouaisis.fr)