
Association des clubs de water-polo francais

Sous les caméras de Sport +, la SNS était toute proche d'une déconvenue, samedi soir, face à Noisy. Elle ne l'emportait que dans les dernières secondes, grâce à un but de Gabor Jäger et une défense de fer. A l'image du jeune Guillaume Robin (photo), qui apprend beaucoup sous la coupe de Balasz Pelle, en défense pointe, la SNS a limité les assauts adverses pour prendre les 3pts de la victoire.
SN Strasbourg - CN Noisy-le-Sec : 8-7 (2-3, 3-3, 2-1, 1-0).
Evolution du score : 1-0, 1-2, 2-2, 2-3, 3-3, 3-4, 4-4, 4-6, 7-6, 7-7 et 8-7.
Strasbourg : B. Pelle - M. Manna-Bénichou 1, G. Jäger 2, G. Tomatis (1 faute), R.
Krempp, B. Pachtem, N. Schuster, F. Wanrooij (2 fautes), JB. Cartoux (2
fautes), A. Cousin 3, G. Robin 1 (2 fautes), H. Adam, A. Chevalier 1.
Coaches : S. Bérenguel et L. Colle (2 TM en 4ème période).
Noisy-le-Sec : N. Lemerle - D. Soussi, R. Chastagner 2, S. Aoun, D. Radosevic 1 (1
faute), J. Davron (1 faute), S. Véron (1 faute), B. Chastagner 1, N.
Mamigonian, M. Ben Abdessalem, T. Sziklaï 1 (1 faute), I. Szabo 2.
Coaches : T. Fulop et J. Chastagner (1 TM en 3ème période).
Arbitres : A. Grandin et F. Blanchard.
Supériorités numériques : Strasbourg 2/4, Noisy-le-Sec 3/7.
En s'imposant dans la douleur (8-7), la SNS a pris les trois points de la victoire. L'essentiel est sauf.
« On a fait deux ou trois grosses erreurs, estime Sébastien Bérenguel, content malgré tout de cette victoire. Des erreurs qu'il ne faudra plus refaire contre des équipes mieux classées si on veut aller plus haut ».
Deux oublis coupables et quelques lacunes personnelles en première mi-temps auront coûté trois ou quatre buts à la SNS. Autant d'occasions qui ont permis aux visiteurs de rester dans le match.
Menés d'un but, les joueurs de Noisy ont espéré créer l'exploit jusqu'à cet arrêt salvateur de Balasz Pelle à quatre secondes de la sirène. Décisif sur la dernière occasion, le Hongrois aura surtout pesé de tout son poids sur la rencontre.
La partie débute pourtant bien pour les hommes de Sébastien Bérenguel. Aurélien Cousin ouvre le score sur contre attaque dès les premières minutes. Ensuite, les deux équipes se livrent un mano à mano. Et à ce jeu là, c'est Noisy qui prend le dessus pour terminer en tête à la fin du 1er quart-temps (2-3).
Des erreurs grossières viennent alors perturber le bon début de match des Strasbourgeois. Sziklaï et Chastagner marquent facilement en contre-attaque pour prendre deux buts d'avance (4-6) à quelques minutes de la mi-temps. Le revenant Manna-Bénichou réduit le score, mais tout reste à faire (5-6 à la mi-temps).
Au retour de la pause, Jäger marque sur une supériorité numérique et replace idéalement la SNS. Strasbourg sort alors une grosse défense qui ne laisse aucun espace à son adversaire. Malheureusement, de l'autre côté du bassin, les ballons ne rentrent pas.
A deux minutes de la fin de la période, Cousin replace les siens devant sur un beau shoot, mais Chastagner l'imite quelques secondes plus tard. Le troisième quart temps s'achève sur le score de parité (7-7).
La dernière période sera donc décisive. Les deux défenses montent d'un ton et les joueurs se livrent de beaux duels. Tomatis, par deux fois, tire en dehors de la cage de Lemerle.
En face, Pelle sort ses 9e et 10e shoots et écoeure petit à petit les Parisiens. Si aucune des deux équipes ne parvient à faire la différence pendant plusieurs minutes, la SNS semble proposer de meilleures solutions des deux côtés du bassin.
Survient alors ce diable de Jäger qui, d'un lobe bien senti, délivre ses coéquipiers à 1'30 de la sirène. La SNS mène d'un petit but et laisse les minutes s'égrainer. La balle d'égalisation arrive dans les mains de Szabo qui bute sur l'excellent Pelle.
Avec onze arrêts au compteur, il a écoeuré les shooteurs adverses et signé une performance digne d'un Gilles Kocher à l'époque des rencontres épiques de la Comen.
A la faveur d'une défense retrouvée, Strasbourg n'encaissera qu'un seul but en seconde mi-temps. Un renouveau dont l'ancien gardien de l'équipe nationale hongroise n'est pas étranger.
« Un gardien comme Balasz est respecté et écouté par les autres joueurs de l'équipe. Il a un vrai rôle dans l'équipe. Il parle, replace sa défense et motive les gars », sourit Bérenguel. Samedi soir, il aura été l'un des grands artisans de la victoire.
Avec une défense de fer et un jeu épuré d'erreurs, les Strasbourgeois peuvent et doivent viser une 4e place qui semble se rapprocher de plus en plus.
Ce week-end, Aix-en-Provence a logiquement chuté face à Montpellier et a laissé la SNS le rejoindre au classement.
De son côté, Nice se prépare à une fin de saison difficile. Entre les réceptions de Montpellier et Marseille, mais aussi les déplacements à Aix-en-Provence et à Saint-Jean-d'Angély, les Azuréens ne sont pas assurés de maintenir leur 4e place. La SNS est déjà sur les rangs.
Source : DNA