
Association des clubs de water-polo francais

Au sein de la sélection dirigée par Christophe Bachelier, cinq Nancéiennes dont la gardienne Lou Counil (photo) et cinq Niçoises cohabitent depuis un peu plus d'une semaine. Il y a moins d'un mois, elles se livraient un combat sans merci pour le titre. « En sortant de la finale du championnat, la rivalité est parfois encore bien vivante. Il faut comprendre : chaque année, le titre est l'objectif des deux clubs », témoigne la gardienne nancéienne Lou Counil, « mais cette année, le fait qu'il y ait eu quinze jours entre la fin de la finale et le rassemblement en équipe de France a permis de faire retomber la tension ». Ouf !
Cette semaine, Marie-Charlotte Grand, Lou Counil, Clémence Clerc, Léa Bachelier et Estelle Millot auront le privilège de porter le bonnet tricolore dans leur bassin de Gentilly. « Devant les amis, la famille, c'est toujours sympa », poursuit Lou Counil, « c'est une occasion de plus de promouvoir notre discipline dans la région ».
Une opération séduction que Marie-Charlotte Grand, la plus capée des Nancéiennes, ne perd pas de vue : « la médiatisation et la montée en puissance du water-polo féminin passe d'abord par l'équipe de France. Aujourd'hui, il y a deux clubs dans le championnat. Le réservoir de joueuses est relativement restreint et c'est difficile de rivaliser avec les grandes nations ».
Le gouffre qui existe entre la France et les meilleurs Européens et mondiaux n'est pas nouveau. Il a même plutôt tendance à se réduire lentement. Mais la différence a encore sauté aux yeux des Françaises, la semaine dernière en Grèce, face à des sélections telles que les Pays-Bas, l'Espagne et la Grèce. « Face à l'Espagne, nous avions fait un bon match », précise Lou Counil, « on attend avec impatience le match retour pour essayer de faire encore mieux ».
Le haut niveau européen, Estelle Millot et Léa Bachelier, deux joueuses de 17 ans de l'ASPTT Nancy passées par le pôle, s'y sont frottés pour la première fois la semaine dernière. Bienvenues dans le grand monde ! « C'est sûr que le niveau est très élevé », confirme Estelle Millot, « les Pays-Bas ont des gabarits impressionnants. A côté, on a un peu l'air de crevettes ! ».
Après ce passage chez les grandes, Léa Bachelier et Estelle Millot rejoindront l'équipe de France juniors qui disputera le championnat du monde en Ukraine, fin juillet. Un joli été dans l'eau, en quelque sorte...
Source : Thomas SIMON, journal Est Républicain