
Association des clubs de water-polo francais

Hier soir lors du 3e match des Bleues en Ligue mondiale à Nancy, les Françaises ont vaincu les Sud-Africaines sur le score de 14-10. Cette victoire a été conquise face à une équipe d'Afrique du Sud très agressive qui a développé un jeu très rugueux. Il n'y avait pas le son assourdissant des vuvuzelas, hier dans les gradins de la piscine de Gentilly, mais trois Sud-Africaines venues du pays pour faire une surprise à l'une des joueuses, qui n'a pu s'empêcher de fondre en larmes en découvrant la surprise... L'histoire est belle.
3ème journée : France 14-10 Afrique du Sud (3-3 ; 3-1 ; 5-5 ; 3-1).
France : Hernandez 2, Guillet 5, Metay 2, Quilliec 1, Bachelier 1, Grand 2, Millot 1.
Afrique du Sud : Harris 7, Faulmann 1, Schooling 1, White 1. Nancy.
Le résultat du match, lui, est logique. Face au seul adversaire véritablement à sa portée dans ce groupe de Ligue Mondiale, l'équipe de France n'a pas laissé passer l'occasion de s'imposer, comme elle l'avait fait la semaine dernière en Grèce (11-6). Pour la plus grande satisfaction du sélectionneur tricolore Christophe Bachelier, soulagé : « Je ne suis pas mécontent. C'était un match piège face à une équipe qui n'a rien à perdre. Collectivement, j'ai vu des choses intéressantes et je suis satisfait de la rentrée des filles nées en 93 (Ndlr : Millot et Bachelier) ». Seule petite ombre au tableau : la blessure à l'épaule de Louise Guillet, auteur de cinq buts hier et qui aura sans doute du mal à tenir sa place ce matin face à l'Espagne.
Face à une sélection africaine rugueuse, tout ne fut cependant pas simple pour les Bleues. En grande partie à cause d'une certaine Harris (7 buts), l'une des rares Sud-Africaines à jouer hors des frontières de pays. Reste qu'avec sept supériorités numériques à deux à la pause, l'équipe de France aurait sans doute pu se mettre à l'abri un peu plus tôt. Surtout si l'on ajoute à cela les trois tirs arrêtés par la gardienne adverse au cours de la première période 4-4, puis 6-4 à la pause).
Alors que Guillet avait assuré la marque dans un premier temps, ce fut ensuite au tour de Metay, puis des jeunes Millot et Bachelier de donner un peu d'air à des Bleues (10-6), qui exploitaient les contres. Dans le dernier acte, Counil effectuera quelques arrêts décisifs pour permettre à Guillet et Grand de solder la marque. L'équipe de France s'est imposée à l'usure, hier. Ce devrait être une tout autre histoire, ce matin face à l'Espagne.
Source : Est Républicain, Thomas Simon.